Toiture végétalisée

Principe

Le principe de la toiture végétale consiste à recouvrir d'un substrat végétalisé un toit plat ou à faible pente.

Données technico-économiques :

Une toiture végétalisée se compose des éléments suivants :
  • une structure portante en béton, en acier ou en bois
  • une couche d'étanchéité (bâches spéciales en Plastique ou des éléments étanches non métalliques)
  • une couche éventuelle de drainage et de filtration
  • un substrat de croissance (billes d'argile expansée ou d'ardoise expansée, particules de lave, pierre ponce, zéolithe…)
  • une couche végétale.
Cette toiture verte peut accueillir différentes sortes de végétaux (sédums, plantes herbacées, plantes grasses ou de rocaille) et changera d'aspect en fonction des saisons et de la floraison de ces plantes.

L'ajout d'un substrat de culture et de végétaux exige seulement une structure suffisamment solide, une étanchéité parfaite, une pente relativement faible (toit plat ou incliné à 35° au maximum) et un accès facile pour l'entretien durant les premières années.

La toiture végétalisée présente de nombreux avantages, tant sur le plan de l’esthétique et de la durabilité, que dans une perspective de protection de la biodiversité et de l'environnement en milieu urbain.

Les toitures végétalisées permettent tout d’abord de redonner aux villes une indéniable valeur esthétique et de mieux intégrer les bâtiments dans leur environnement.

Les coûts d’entretien et les surcoûts de construction sont faibles en comparaison des avantages pour l’habitat. En effet, la stabilité et l’étanchéité des toitures végétalisées sont supérieures à celles des toitures plates classiques. Cette technique améliore le confort thermique et acoustique du bâtiment et humidifie l'air ambiant.

De plus, cette toiture écologique s'inscrit dans la démarche Haute qualité environnementale ou HQE car elle permet :
  • une amélioration de la qualité de l’air (diminution des taux de CO et CO2, apport d'oxygène, filtration de polluants atmosphériques tels le dioxyde de soufre ou l'oxyde d'azote)
  • une atténuation des îlots de chaleur urbaine
  • une augmentation de la superficie de nature sauvage et d’espaces verts
  • une protection de la biodiversité (car ces toits offrent des habitats à la vie sauvage)
  • une filtration et une épuration biologique des eaux de pluies
  • une régulation des débits hydriques (le toit végétalisé accumule l’eau dont une partie est utilisée par les plantes)